Etats-Unis : le FBI victime de nombreuses menaces depuis la perquisition du domicile de Donald Trump

Le sénateur démocrate de l’Illinois, Dick Durbin, lors d’une conférence de presse, à Washington, le 15 septembre 2022.

La spectaculaire perquisition qui a été menée, en août, au domicile de Donald Trump, à Mar-a-Lago (Palm Beach, Floride), continue de faire des vagues. Depuis cette opération, le FBI et le ministère de la sécurité intérieure font état d’une augmentation des menaces et des actes de violence contre les agents de la police fédérale.

« J’ai dit de nombreuses fois que la violence contre les forces de l’ordre n’était jamais – jamais – acceptable, peu importe l’idéologie qui la motive », a déclaré, mardi 20 septembre, l’influent sénateur démocrate de l’Illinois Dick Durbin, qui accuse le camp républicain de contribuer à ce climat malsain.

« Mais voici la réalité : le mois dernier, après la perquisition par le FBI de Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump, la police fédérale a fait face à une avalanche de menaces contre ses employés et ses bâtiments, et ces menaces ont été encouragées par l’ancien président et ses alliés. »

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Le Sénat a voté « à l’unanimité » un texte condamnant ces menaces, notant au passage des remarques de certains membres républicains du Congrès qui ont appelé à « arrêter de financer » le FBI ou ont comparé la perquisition « aux actions de la Gestapo », la police politique de l’Allemagne nazie.

« Monstres vicieux »

Le 8 août, le FBI avait perquisitionné la résidence de Donald Trump en Floride, et saisi des cartons de documents confidentiels que le républicain n’avait pas rendus après avoir quitté la Maison Blanche, malgré de multiples demandes. Les enquêteurs fédéraux soupçonnent Donald Trump d’avoir ainsi violé une loi américaine sur l’espionnage qui encadre très strictement la détention de documents confidentiels.

M. Trump, qui envisage ouvertement de se représenter à la présidentielle de 2024, tempête depuis contre une perquisition qu’il juge « illégale et inconstitutionnelle », et répète avoir été visé pour des raisons politiques.

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Le 11 août, un homme armé de 42 ans a tenté d’entrer de force dans les locaux du FBI à Cincinnati, dans l’Ohio, après avoir lancé un « appel aux armes » sur le réseau social de Donald Trump, Truth Social. L’homme, tué par les forces de l’ordre, estimait qu’il fallait « répondre par la force » à la perquisition chez Donald Trump et « tirer à vue sur les agents du FBI ».

Le texte adopté par le Sénat décrit d’autres tentatives d’intimidation, comme la menace de déposer une « bombe sale », confectionnée à partir de matériaux radioactifs dérobés, devant le siège du FBI ou encore des appels à la « guerre civile » et à la « révolte armée ». Il souligne aussi les « attaques répétées de l’ex-président qui a, entre autres insultes, traité les responsables du FBI de “monstres vicieux” ».

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Le Monde avec AFP

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