Le Premier ministre d’Israël appelle à user « de la force » si l’Iran acquiert l’arme nucléaire

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Yaïr Lapid, le Premier ministre israélien, a tenté de convaincre jeudi la communauté internationale réunie à l’ONU de faire usage « de la force » en cas d’acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran. L’État hébreu tente depuis des mois d’empêcher le renouvellement de l’accord sur le programme nucléaire iranien de 2015.

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Le Premier ministre israélien, Yaïr Lapid, a exhorté jeudi 22 septembre la communauté internationale réunie pour l’Assemblée générale de l’ONU à faire usage « de la force » si l’Iran développait l’arme nucléaire. Il a réitéré son soutien à la création d’un État palestinien « pacifique ».

Israël mène ces derniers mois une intense offensive diplomatique pour tenter de convaincre les États-Unis et les principales puissances européennes (Royaume-Uni, France, Allemagne) de ne pas renouveler l’accord sur le programme nucléaire iranien (JCPOA) de 2015 dont l’administration Trump s’était désengagée. 

Depuis une dizaine de jours, différents responsables ont suggéré que l’accord pourrait ne pas être renouvelé avant au moins la mi-novembre, un délai que le Premier ministre israélien tente d’utiliser pour pousser les Occidentaux à imposer une approche plus dure dans leurs négociations.

« La seule manière d’empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire est de mettre une menace militaire crédible sur la table. Et là, et seulement là, il sera possible de négocier un accord plus long et plus solide avec eux », a déclaré Yaïr Lapid à la tribune de l’Assemblée générale.

« Il faut que cela soit clair pour l’Iran que s’il va de l’avant avec son programme nucléaire, le monde ne réagira pas avec des mots, mais usera de la force », a ajouté Yaïr Lapid.

Ennemi numéro un

Israël, qui considère l’Iran comme son ennemi numéro un, reproche aussi à Téhéran de financer le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien, deux mouvements armés basés aux frontières de l’État hébreu.

Malgré les « obstacles », un « accord avec les Palestiniens, fondé sur deux États pour deux peuples, est la bonne chose à faire pour assurer la sécurité et l’économie d’Israël, et offrir un futur à nos enfants », a ajouté Yaïr Lapid, en pleine campagne pour les législatives du 1er novembre.

« Aujourd’hui encore, une grande majorité d’Israéliens soutiennent cette vision de la solution à deux États et je suis l’un d’eux. Nous n’avons qu’une condition : qu’un futur État palestinien soit pacifique », a ajouté Yaïr Lapid, dont le discours à l’ONU, qui avait fuité en Israël, était déjà critiqué par ses adversaires politiques.

Le président américain, Joe Biden, s’est félicité de ce soutien de Yaïr Lapid à la solution des deux États parlant d’une décision « courageuse ».

« Je ne peux pas être plus d’accord », a-t-il tweeté.

Dans son discours à l’ONU mercredi, le président Biden avait réitéré son soutien à la création d’un État palestinien mais sans donner d’indication sur une éventuelle initiative de paix.

Les négociations de paix israélo-palestiniennes sont au point mort depuis 2014. Et la stratégie actuelle du gouvernement Lapid est de tenter de soutenir l’économie palestinienne sans toutefois se lancer dans un nouveau processus de paix avec le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, âgé de 87 ans et qui doit prendre la parole vendredi à l’Assemblée générale.

Avec AFP

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